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 La détresse des blessés de guerre américains

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Hussard



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MessageSujet: La détresse des blessés de guerre américains   Dim 19 Fév 2006 - 3:10

Bonjour à tous,

* Ci-dessous un texte transmis par un ami. L'adhésion ou non aux idées du site dont est tiré l'article n'est pas nécessaire mais cet article a le mérite de traiter effectivement d'une question taboue encore maintenant aux Etats-Unis.

* Mauser : je n'oublie pas la question que vous posiez sur batailles.net quand à la propulsion du prochain porte-avions commun à la France et à la Grande-Bretagne. Je vous ferais part de la réponse dès son arrivée.

* Fritz : je ne manquerais pas de réagir à votre fil sur l'entrée prochaine des Tor M1 dans l'arsenal iranien.

Bonne lecture!

------------------------------

Une tragédie américaine :­ la détresse des blessés de guerre américains

L’un des terribles héritages des guerres criminelles en Afghanistan et en Iraq est le nombre d’anciens soldats américains mutilés, malades et traumatisés. Un grand nombre d’entre eux ayant tout juste la vingtaine, auront besoin d’une assistance médicale pour le restant de leurs jours. C’est à peine si, pour des raisons politiques, l’ampleur de la tragédie fut rendue publique, malgré l’impact qu’elle a sur une couche importante de jeunes gens et de jeunes femmes, leurs familles et leurs communautés.

Dus aux progrès faits dans le domaine des techniques chirurgicales, de la médecine, des équipements de protection et du transport, seuls neuf pour cent des victimes en Iraq meurent des suites de leurs blessures contre 17 pour cent au Vietnam et 23 pour cent pendant la Deuxième guerre mondiale. Le bilan officiel des morts, depuis novembre 2001 s’élevait le 7 février à 2.513, à savoir 261 morts en Afghanistan et 2.252 en Iraq. Le nombre officiel de blessés s’établissait à 17.096 dont 676 en Afghanistan et 16.420 en Iraq.

Le taux inférieur de décès par rapport à celui enregistré lors des guerres antérieures signifie que les soldats survivent après avoir enduré les blessures les plus horribles. Six pour cent de tous les blessés en Iraq qui ne purent reprendre le service durent subir des amputations contre trois pour cent dans les conflits antérieurs. Rien que dans les hôpitaux militaires, plus de 330 soldats subirent une amputation, soit d’un bras soit d’une jambe, 53 durent même subir une amputation multiple. Le nombre total d’amputations est probablement encore plus élevé. Le Marine Corp, qui ne communique pas de données sur les victimes, est engagé dans les combats les plus sanglants en Iraq et a subi une part considérable des pertes américaines.


Dans des articles publiés le 25 octobre 2005 et le 31 janvier dernier, le New York Times présenta quelques-uns des pires cas de soldats blessés notamment ceux qui furent classés dans la catégorie des patients « polytraumatisés ». Citant le directeur de l’Hôpital des Vétérans à Tampa, le docteur Steven G. Scott, le Times précisa qu’un patient typique polytraumatisé souffrait « de blessures à la tête, de perte de la vue et de l’ouïe, de lésions nerveuses, de multiples fractures, de blessures corporelles non cicatrisées, d’infections et de problèmes émotionnels et comportementaux. Certains ont les membres sectionnés ou la colonne vertébrale brisée. »

Au moins 215 soldats furent traités dans quatre centres spécialisés où les blessés les plus graves sont gardés en vie avec passage en rééducation. Chaque semaine, plusieurs nouveaux patients sont admis, victimes surtout d’attentats à la voiture piégée en Iraq. Nombreux sont ceux qui souffrent de lésions cérébrales et qui durent (doivent) réapprendre à parler et à marcher, et même à avaler. Signe funeste que le Pentagon dispose de projets bien avancés pour de futures guerres, est que le ministère des anciens Combattants (VA) projette de faire construire encore 21 de ces centres spécialisés.

L’un des cas présenté par le Times concerne un marine de 29 ans souffrant de graves lésions au cerveau, de brûlures au troisième degré et de lésions du système nerveux. Sa jeune femme et lui auront besoin chaque année de centaines de milliers de dollars en assistance pour garantir des soins adéquats et un traitement de longue durée ainsi qu’une rééducation.

Paul Pasquina, un médecin militaire à l’hôpital Walter Reed, dit au Times en octobre 2005 : « Reprendre le dessus pour quelqu’un qui a perdu un membre c’est déjà un sacré combat pour pouvoir vivre dans la dignité, mais que dire de quelqu’un qui a perdu trois membres et qui souffre en plus d’autres plaies, de fractures, de blessures à la tête, à la colonne vertébrale, de paralysie, ? »

S’ajoutent au problème de la rééducation physique, les problèmes émotionnels et psychologiques engendrés par le souvenir des circonstances dans lesquelles ils furent blessés et de l’ampleur de leurs blessures. Le docteur Scott déclara le mois dernier au Times : « Nous pensons suivre ces patients le restant de leur vie. Mais je suis préoccupé quant à l’engagement de notre pays à l’égard de ces personnes. Est-ce-que les moyens seront là à long terme ? »

L’inquiétude quant au sort à long terme de ces blessés est encore renforcée si l’on considère les pertes véritables subies par l’armée américaine en Afghanistan et en Iraq seront réalisées. Au chiffre officiel de près de 20.000 morts ou blessés au service de l’armée depuis le 21 novembre 2001, viennent s’ajouter à présent des dizaines de milliers de soldats qui furent évacués d’Asie centrale et du Moyen Orient pour des « blessures non subies pendant une bataille » ou de maladie et des dizaine de milliers d’autres souffrant de problèmes psychologiques depuis leur retour aux Etats-Unis.

Les statistiques de l’United States Transportation Command (USTRANSCOM) rapportées le 13 décembre par le journaliste Mark Benjamin dans un article du quotidien en ligne Salon, montra qu’au moins 25.289 hommes supplémentaires furent évacués d’Afghanistan et d’Iraq en raison de blessures non liées au combat.

Selon les derniers chiffres du Département médical de l’armée américaine il y aurait eu par exemple, entre le 19 mars 2003 et le 30 novembre 2005, 21.610 évacuations de personnel militaire d’Iraq, ce chiffre ne comprenant donc pas le personnel du corps des Marines, de la marine ou de l’armée de l’air. Un total de 6.087 hommes furent évacués pour des « blessures non subies pendant une bataille » telles maux de dos, fractures, plaies et déficiences de la vue et de l’ouïe. 12.417 autres furent évacués car entrant dans la catégorie « maladie ». Les maladies comprennent des cas de chirurgie générale, des troubles neurologiques, des problèmes cardiologiques et des maladies d’ordre psychiatrique telle la dépression, le risque de suicide et le syndrome de stress post-traumatique (PTSD).


Le taux des victimes augmente considérablement une fois que les soldats rentrent chez eux. Le nombre des vétérans d’Afghanistan et d’Iraq qui ont fait une demande d’assistance médicale auprès du ministère des anciens Combattants a déjà dépassé les 100.000, voire près d’un sur quatre qui a fait son service dans les pays occupés et qui a par la suite quitté l’armée américaine.

Un nombre inconnu de cas pourrait être lié à ce qu’on nomme le syndrome de la guerre du Golfe observé chez les vétérans de la guerre de 1991, diverses maladies que certains spécialistes croient pouvoir attribuer à une exposition à l’uranium appauvri ou des effets secondaires liés au vaccin contre le charbon (anthrax). D’ici à 1999, 100.000 vétérans de la première guerre du Golfe avaient suivi un traitement médical pour des maladies telles la leucémie, le cancer du poumon, un dérèglement chronique des reins et du foie, des maladies respiratoires, de la fatigue chronique, des infections cutanées et des douleurs articulaires.

Selon des statistiques de VA citées en décembre dans le Dallas Morning News, quelque 9,600 vétérans d’Afghanistan et d’Iraq suivent un traitement contre le PTSD. On estime que le chiffre de ceux qui devraient être traités pour ce syndrome est bien plus élevé. Une étude faite par l’armée et publiée dans le New England Journal of Medecine nota qu’en raison du stigmate associé aux soins psychiatriques, seuls 25 à 50 pour cent des soldats qui souffrent de symptômes du PTSD ont demandé des soins spécialisés. Le ministère de la Défense a évalué que tôt ou tard, 18 pour cent des vétérans d’Iraq et 11 pour cent des vétérans d’Afghanistan développeront des symptômes du PTSD. Ce qui signifie que des dizaines de milliers d’anciens militaires cherchent déjà à prendre en main, avec leurs propres moyens, une maladie hautement invalidante et pouvant entraîner une violence auto-infligée, des crises émotionnelles et, dans les cas les plus graves, le suicide ou des actes de violence.

Dans la ville de Hibbing, au Minnesota le journal régional Daily Tribune rapporta ce mois-ci le discours tenu par un soldat américain, Keith Huff qui a passé un an en Iraq et qui est rentré en janvier 2005. En février, Huff déclara à la réunion du Rotary : « Ce fut dur pour nous de nous adapter à votre monde et nous nous sentions aliénés. Il m’était impossible de dire à ma femme qu’elle était mariée à un tueur et qu’en tant que tel j’étais excellent. Il me fut difficile de réintégrer la communauté. Je ne peux pas expliquer ce que c’était que d’être là-bas et de rentrer. »

Une étude interne à l’armée, citée en décembre 2005 dans Stars and Stripes, montra que l’abus d’alcool chez les vétérans qui sont rentrés chez eux était de 21 pour cent un an après leur retour de la zone de guerre ; 22 pour cent manifestaient un comportement colérique et agressif ; et 15 pour cent envisageaient de se séparer de leur partenaire.


La vague des nouvelles victimes du militarisme américain rentrant chez eux et nécessitant un traitement dans des hôpitaux et des cliniques pour vétérans arrive au moment où le système des anciens combattants mis en place après les guerres précédentes connaît des difficultés croissantes. Un nombre croissant de vétérans de la guerre du Vietnam et de la guerre du Golfe de 1991 déposent des demandes de traitement. La raison en est peut-être que la baisse du niveau de vie leur donne accès aux soins sociaux après avoir passé le « test pauvreté ». A ceci s’ajoute que les vétérans de la Deuxième guerre mondiale ont tous maintenant atteint un âge très avancé.

Le budget proposé par le gouvernement Bush pour le ministère des anciens combattants et concernant l’année fiscale de 2007 est de 80,6 milliards de dollars dont quelque 34,3 milliards de dollars sont destinés à la santé, donc en augmentation de 11 pour cent. La forte hausse des coûts des allocations et des traitements médicaux accordés aux blessés de guerre sera très vraisemblablement compensée par des coupes dans d’autres programmes, tels Medicare (pour les personnes âgées et les handicapés), Medicaid (pour les pauvres) et la Sécurité sociale.


Par James Cogan le 7 février 2006

Lien : http://www.legrandsoir.info/article.php3?id_article=3288

Article initialement présenté sur World Socialist Web Site : http://www.wsws.org/articles/2006/feb2006/wiac-f07.shtml
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Fritz
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MessageSujet: Profil psychologique des soldats états-unien d'aujourd'hui.   Dim 19 Fév 2006 - 17:06

Bonjour Hussard,


Votre post soulève l'épineuse question du profil psychologique
des soldats des forces armées américaines du début du XXIe siècle.
Le débat avait été lancé sous cet angle avec Thermic et Mauser.

(http://phoenix.discutfree.com/viewtopic.forum?t=47)

Mon opinion était mitigée à ce sujet.
Pour moi, les soldats états-uniens d'aujourd'hui sont tout de même fondamentalement différents
de ceux de, par exemple, la Seconde Guerre mondiale.
Différences de catégories socio-professionnelles (moins de paysans
et d'ouvriers et plus de chômeurs sans diplômes),
différence de contexte historique (comme ennemi motivant,
la rébellion sunnite ne vaut vraiment pas le régime nazi),
différence de contexte culturel (l'Américain de 2006 est souvent
plus "moderne" que son congénère, plus fruste, de 1943).
Je pense que tous ces paramètres rendent les soldats U.S.
d'aujourd'hui globalement plus fragiles que ceux d'il y a deux générations.

Le nombre grandissant de survivants dans un état grave
n'est pas pour rendre les choses plus faciles aux soldats d'aujourd'hui.

Mais je tempère mon verdict en rappelant que même les "Anciens"
de la Seconde Guerre mondiale souffraient eux aussi de troubles
psychologiques, ainsi que ceux de la Grande Guerre, d'ailleurs.

Il serait d'ailleurs intéressant de comparer le vécu des blessés graves d'Irak
avec celui des "Gueules cassées" de l'après-1918.





Fritz.
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Mauser



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MessageSujet: Re: La détresse des blessés de guerre américains   Dim 26 Fév 2006 - 10:42

Bonjour Hussard et Fritz

Pour le plus grand nombre de blessés "lourds" c'était une
évolution inéductable .
Le recours aux mines et pièges en tout genre ne fait pas
dans le sélectif et surtout ne dure pas 2-3 mines en temporisées
au maximum . Rien à voir avec les volées d'obus de mortiers
du Vietnam et je ne parle pas des marmitages des 2 guerres
Où un blessé qui n'était pas mis à l'abri immédiatement
était bien souvent achevé par le feu adverse
Ne connaissant pas les critères de sélection physique du GI
Je ne peux me prononcer sur un état physique moins bon .
Mais il ne doit pas trop différer en plus ces troupes ne sont
pas des conscrits formés en 2-3 mois Les instructeurs ont donc eu le temps de les "durcir" physiquement
Par contre l'évolution des hommes joue ici un tour aux grands
blessés , en 14-18 ou en39-45 quel pourcentage de ces hommes
avaient des notions même simple de secourisme ?
De nos jours bien plus qu'a cette époque .
pour le couplet sur les chômeurs faisant partie des sacrifiés
de l'époque je ne cris pas être inculte ou spécialement inapte
au combat si l'on execpte l'âge . La fameuse fibre morale si
chère aux stratège vaut pour l'allant au combat pour la suite ??
La rapidité des évacuations joue un rôle primordiale sans elle
quel pourcentage des grands blessés auraient atteint un poste de
secours à l'époque où il devait être brancardé à bras puis
camionné ??
En se qui concerne le grand nombre d'amputés 2 explications simples
le recours en masse aux explosifs posés au sol ou enfouis
sommairement et dans le cas de l'Irak en zone urbaine
multiplie le nombre et la quantités d'éclats broyeurs à os
Je me souviens d'un livre sur le baron Larrey ;le chirurgien de
la grande armée et dans sa conclusion le médecin actuel
revenait sur les amputations que cet homme pratiquait à la
chaîne . Pour conclure qu'en 14 et en 40 les médecins militaires
y étaient revenus . Les progrès pouvaient permettre de sauver
un membre à un ou deux hommes . Mais pas à une dizaine
par manque de temps et de personnel . Et de nos jours c'est
toujours le cas .. Pensez à l'ostéhomélyose ou plus simple
à la pourriture des hôpitaux devenue pudiquement une
infection nosocomiale ..
Pour les conséquences de l'usage de l'uranium je vous
conseil un livre Irak la salle guerre propre et en plus l'on
ne possède pas de recul pour juger
Le cas des traumatismes psychologique est plus grave car
il tendrait à prouver le manque de cohésion de la société
A la fin de la 2 guerre les services de santé US avaient
fait une étude . Il en ressortait en gros que tous les soldats
ayant connus le feu étaient traumatisés à un degré plus ou
moins important seul 2% y échappaient . Mais seulement un
nombre équivalent réclamaient des soins intensifs .
Le retour au foyer et au monde civil recentraient les autres
Alors la conclusion que faire des anciens combattants ?
les tuer tous c'était de Clémenceau je crois . Et le temps
du soldat jetable n'est peut être pas si loin ...
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Hussard



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MessageSujet: Re: La détresse des blessés de guerre américains   Dim 26 Fév 2006 - 23:30

Bonjour,

Pratiquement d'accord avec vous Mauser!!

La formation des recrues n'a rien à voir avec autrefois.
En France, comptez aujourd'hui 6 mois pour former un fantassin. Je parle de la formation basique.
Si vous voulez lui donner une spécialisation en plus (conducteur d'engins spécifiques, qualifications pour des domaines comme le déminage, l'artillerie, etc...), rallongez encore cette durée.

Et je pense que le GI moyen doit suivre une formation de ce type.

C'est sur votre dernière remarque Mauser que je ne suis pas d'accord.
Le soldat jetable...j'en doute!
Au contraire, le fait de mettre entre ses mains des systèmes d'armes de plus en plus sophistiqués (je vous passe le coût d'un système comme l'ERYX, le Milan ou un simple obus de Leclerc) rend nécessaire la fidélisation et l'entretien d'une recrue qui en fait devient la valeur la plus rare et la plus précieuse des armées.
Le recours à la simulation vient en partie de là.
Ce qui est d'ailleurs paradoxal : on recrute de plus en plus difficilement (aux Etats-Unis comme en France...les raisons n'étant pas peut-être les mêmes), dans des populations dont la formation est souvent sommaire...pour mettre dans la main de ces gens là des systèmes d'armes qui valent plusieurs milliers d'euros!
Non sauf grande crise, les grandes armées n'ont pas de raison d'être. Et tant qu'une telle crise ne pointe pas le bout de son nez, le soldat "jetable" n'aura pas vraiment de place en Occident.

Cordialement,

Hussard
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Mauser



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MessageSujet: Re: La détresse des blessés de guerre américains   Mar 28 Fév 2006 - 15:38

Bonjour Fritz

J’avais écrit jetables en référence à une nouvelle de SF . Ne me demandez pas le titre je ne m’en souviens plus mais il faisait parti d’un anthologie dont le titre était « les guerres futures » au livre de poche je crois . En fait il n’y avait pas qu’elles qui sans être prémonitoire m’interpelle par sa vision d’un futur possible .
Dans le cas il était question de guerriers de synthèse machine à tuer semi-humainne . Mais inutilisable dans le civil et la conclusion était qu’après usages il fallait les tuer .
Je m’interroge sur la formation de nos soldats ou sur leur niveau . Si les armes actuelles valent bien plus que celles de la seconde guerre . Elle me semblent plus simple d’emploi , plus de long calcul pour un tir de barrage ou trouver sa position . Avec le GPS , l’ordinateur portable , les réseaux de communications du genre RITA . Savoir lire et tapoter sur un clavier semble suffisant . Ici je n’envisage que l’utilisation ,pas la maintenance qui elle demande des qualifications bien plus pointues. Sauf à admettre que nos gamins gavés à la console , à l’ordinateur et autre gadgets électroniques . Sont devenus de parfaits illettrés pire que le paysan de 14 qui lui avait appris à la communale.
Pour recentrer le débat il me semble qu’au départ il était question des grands blessés souvent poly- amputés et dons loin du récupérable pour un renvoi en ligne . Comme certains historien des services de santé de l’armée française l’on si bien décrit pour la grande guerre . Le raisonnement est à considérer lors d’une action sur 100 combattants x% vont être tués Y% touchés mais sur ce nombre il existe 3 classes bien différentes de cas
- le blessé léger qui après quelques jours de soins retourne à son unité en fait il n’a qu’été éloigné du front d’une faible distance et y retourne vite
- le blessé moyen celui-ci est envoyé en hôpital arrière et suit un cycle de quelques mois entre traitement et rééducation. Mais il fini par revenir au front ou dans des services auxiliaires
- le blessé lourd lui ne retournera en aucun cas au front ni même dans un service auxiliaire . Ses blessures sont telles qu’il n’est même plus intégrables dans bien des cas dans la vie civile . Dans notre société actuelle au vue de la « charité » de nos élites et de leur sens moral .Je redoute le pire pour eux .
Car le nombre de ces cas ne peut qu’augmenter :
La doctrine du zéro mort chez nous implique une protection accrue du combattant. Il n’est plus une denrée consommable sans restriction autre que la population du belligérant. Vous évoquiez non sans raison le coût de l’instruction et sa durée . Certes mais il me semble improbable qu’une société occidentale actuelle admette les saignées de la guerre 14/18 sans broncher . Ou il faudrait un sursaut de patriotisme bien aléatoire. Toujours possible si l’on se réfère à Clausewitz et à sa monté aux extrêmes mais loin d’une certitude . Souvenons nous du Vietnam tant que la majorité des morts étaient des membres des minorités ou du lupenprolétaria pas de questions mais dés que les fils de familles des bonnes universités ont connu la conscription . … Tous les arguments étaient permis .
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