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 Des nouvelles d'Afghanistan.

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Fritz
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MessageSujet: Des nouvelles d'Afghanistan.   Ven 20 Jan 2006 - 16:52

Bonjour à tous,


En d'autres lieux, nous avions caressé l'idée d'oser brosser un portrait
du chaos afghan, avant d'abandonner devant cette tâche himalayenne.

Or, voici que quelques soubresauts afghans nous apportent soudain des indices :


Reuters, vendredi 20 janvier 2006, 14h27

"L'Otan doit résister à la pression des taliban en Afghanistan

[...]La multiplication des attentats suicides en Afghanistan traduit
une tentative des taliban de dissuader la Force internationale
d'assistance à la sécurité (Isaf) d'étendre ses opérations au Sud,
a déclaré à Reuters le général américain James Jones,
commandant suprême des forces de l'Otan en Europe (Saceur).
[...]
L'Otan a prévu des renforts britanniques, néerlandais et canadiens
pour porter cette année les effectifs de l'Isaf de 9.000 à 15.000 hommes.

Mais ce plan est compromis par l'hésitation des Néerlandais
à envoyer 1.200 hommes dans une région bien plus dangereuse
que le Nord, l'Ouest ou la capitale, Kaboul, où l'Isaf est déjà basée.

L'Otan craint qu'un report de l'extension au Sud écorne sa crédibilité
et elle s'efforce de trouver d'autres pays prêts à combler la faille
si les Pays-Bas décident finalement de ne pas envoyer de renforts.

Jones a réaffirmé sa détermination à opérer d'ici l'été le déploiement dans le Sud
et d'ici la fin de l'année, la phase quatre, à savoir le déploiement dans l'Est,
au terme duquel l'Isaf couvrirait l'ensemble de
l'Afghanistan.
[...]
"


Une manière bien alambiquée de confesser que les Talibans
ont tout simplement repris le contrôle du sud de l'Afghanistan.

Voilà déjà une information, donc.





Fritz.
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Mauser



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MessageSujet: Re: Des nouvelles d'Afghanistan.   Mar 24 Jan 2006 - 14:00

Bonjour Fritz

Qualifier la tâche de dresser un tableau de la situation en Afghanistan est himalayenne. Est faible si l’on s’attaches aux détails. Je vous propose donc mon interprétation des faits taillés à la dynamite comme d’habitude.
Les talibans n’ont jamais disparus tout au plus la partie la plus visible de l’iceberg a-t-elle été écrêtée. En premier lieu qui peut ou pourrait donner la proportion de ces hommes qui en camouflant dans une grotte leur AK se sont transformés en paisibles paysans ? Ici il ne faut jamais oublier le code d’honneur de ces tribus.
Que les américains et leurs alliés agissent comme toutes les armées face à une guérilla. En gros tenir les villes les plus importantes et les axes routiers avec l’évolution du matériel la notion de jour nuit tendant à s’affaiblir. Par contre le ratio de dix soldats pour un guérilléro tel que défini par les français et les anglais Reste incontournable. Et les opérations en Irak pompe les ressources américaines. D’où le recours aux alliés de l’OTAN avec une erreur d’appréciation majeure à mes yeux. Toute les armées d’Europe occidentale relèvent à peine de la cure d’amaigrissement de la fin de la guerre froide . Généralement accompagnée de la professionnalisation des armées en question.
Du coup la masse de manœuvre utilisable diminue d’autant. Rendant impossible les opérations de quadrillage et de bouclage les deux mamelles de la lutte anti- terroriste. Il est possible aussi que l'incapacité des hollandais à fournir les effectifs demandés tient compte de raisons politiques. Ainsi que du refus des morts au combat. Pour les américains trouver des troupes qu’un gouvernement va engager dans un bourbier aussi profond que l’Irak et certainement plus risque de relever de missions impossibles.
Je dis bourbier aussi profond que l’Irak car non seulement les américains se sont lancés dans une opération sans plan de sortie valable. Comme si la démocratie, les droits de la femme ou l’économie de marché vertueuse allaient s’établir d’un coup de baguette magique. Et que par un miracle les afghans allaient y adhérer. Pourtant comme acteurs majeurs de la première guerre afghane ils devraient savoir que la population rejette en majorité les innovations étrangères d’autant plus qu’elles sont teintées de laïcisme. A croire qu’après avoir disséqué les mœurs d’une région les américains s’empresse de faire exactement le contraire de leurs conclusions. Car ce pays n’est qu’un patchwork de nationalité de courants religieux d’autant plus adverses qu’ils prêchent la même base religieuse. Très grossièrement la fidélité ne va pas plus loin que la vallée.
Cette fidélité à géométrie variable est multinationale dans le sens où les frontières de la région sont artificielles. Ainsi sans avoir les facilités des divers FNL qui s’appuyaient sur des frontières de pays alliés. Les zones tribales pakistanaises offrent quelques commodités. Dont l’une des plus importantes est l’arrêt des poursuites à la ligne frontière même s’il est relatif .Solidarité d’autant renforcée qu’une fois de plus les américains ont commis une bavure dans la zone tribale du Nord du Pakistan ce qui correspond au Sud de l’Afghanistan. Les américains rééditant la faute soviétique unir un peuple à cheval sur deux pays . Bouillon de culture d’autant plus prolifique que des acteurs majeurs de l’économie mondiale ne veulent pas des tuyaux qui aboutiraient dans une zone sous contrôle US .Entre la Chine l’Iran le Russie au minimum vous avez le choix des acteurs . Sans oublier les saoudiens qui veulent conserver quelques atouts pour leur survie enfin celle des princes qui les gouvernent. Sans oublier les dignitaires religieux qui sont aussi de féroces capitalistes. Qui vont tout faire pour défendre leurs dîmes bien juteuses. Voila montez la sauce et elle est déjà indigeste. Pour obtenir un brouet infâme voir mortel : Ajoutez une pincée de guerre des civilisations. Quitte à me répéter le plus beau raccourci que je n’ai jamais pu avoir était d’un iranien .Bien avant la chute de la monarchie iranienne. Il m’exposait une question simple que pouvait penser un père mollah de son village. Retrouvant sa fille hôtesse de l’air sur la compagnie nationale ; prenant la pilule et portant des jupes. Celle ci le traitant« d’attardé »dans le meilleur des cas. Imaginez la réaction …
Pour les attentats suicides rien de bien neuf en fait l’on se trouve devant un schéma simple . Toutes les armées du monde recopient les tactiques ou les armes qui donnent satisfaction chez les autres. En plus les talibans ont été des « alliés » d’obl et ils en ont retenu les leçons. Le terroriste suicide est le missile le plus efficace qu’il soit et aussi le moins cher .
Dans la pratique nous assistons à un enlisement qui vaut celui des soviets à l’époque . Car si le nombre d’accrochages sur le terrain reste plus faible. La volonté et les moyens de résister sont là. Au fait avez-vous vu dans Marianne de cette semaine une étude sur le coût de la guerre en Irak instructif .
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Fritz
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MessageSujet: Les Talibans s'énervent dans leur fief.   Sam 4 Fév 2006 - 15:57

Bonjour Mauser,


Des combats ont éclaté dans le sud tenu par les Talibans,
comme l'indique cette dépêche de l'AP.

Je vois trois sens possibles à ces attaques talibanes :

1) Soit les Talibans cherchent à faire déguerpir les derniers symboles
du pouvoir mis en place par les Américains,

2) soit ils cherchent simplement à entretenir la pression
pour montrer qu'ils sont toujours les maîtres réels de la région.

3) Ou encore, il y a eu une embrouille entre Talibans et représentants
du pouvoir
pour une sombre histoire de trafic de drogue ou d'armes, par exemple,
et les Talibans pratiquent une vendetta très musclée.


Personnellement, je pencherais pour un intermédiaire ente les deux premières hypothèses,
à savoir une opération destinée à la fois
à marquer le territoire taliban et à éroder la présence du pouvoir
dans leur fief.


Associated press, samedi 4 février 2006, 08:26 :

"Trente-six morts en deux jours d'affrontements dans le sud de l'Afghanistan

KANDAHAR, Afghanistan (AP) - Trente-six morts, tel est le bilan de deux jours de violents affrontements
dans le sud de l'Afghanistan, rendu public par les autorités samedi,
à la suite d'attaques contre des bureaux gouvernementaux et un convoi des forces de police
qui ont coûté la vie à un responsable et à 14 autres personnes.

Des représentants du gouvernement ont déclaré que plus de 200 rebelles
étaient engagés dans des combats contre 250 policiers et soldats afghans
ainsi que contre les forces américaines.
A ce jour, ce sont les plus importants affrontements depuis le début de l'année en Afghanistan.

Des avions américains ont bombardé des positions de talibans présumés avant l'aube samedi,
tuant huit d'entre eux, selon Khan Mohammed, un chef de la police dans la province de Helmand.

Dans le même temps, des militants ont attaqué un bureau du gouvernement
dans le secteur de Musaqala, dans la province, tuant le responsable et blessant quatre policiers,
a précisé Amir Mohammed Akhund, vice-gouverneur de la province.

Quelques heures plus tard, les insurgés ont attaqué le principal bureau gouvernemental
dans le secteur voisin de Nauzad, déclenchant deux heures d'affrontements
dans lesquels un policier et trois talibans présumés ont été tués, a-t-on appris de même source.

Les militants ont usé d'un engin explosif commandé à distance
pour attaquer un convoi des forces de police à Kandahar, principale ville du sud du pays
et ancien bastion taliban, a rapporté Sher Mohammed, des forces de police.

Une femme et un enfant qui marchaient dans la zone ont été tués et trois autres personnes blessées.

Le bilan des affrontements dans la province d'Helmand samedi
a grimpé à cinq policiers et 16 insurgés tués et 16 policiers blessés, selon Amir Mohammed Akhund.

Kandahar et Helmand sont des foyers de l'insurrection et du commerce de drogue. [...]
"





Fritz.
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Fritz
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MessageSujet: Jean-Dominique Merchet.   Ven 14 Avr 2006 - 3:37

Bonjour à tous,

Avant que cela ne disparaisse du site de Libé,
un papier de Jean-Dominique Merchet :

Citation :

Face aux troupes françaises à Kaboul et dans le Sud, les «militants anticoalition», multiplient attaques et attentats-suicides meurtriers.

La guerre pour quotidien dans le piège afghan

par Jean-Dominique MERCHET
QUOTIDIEN : jeudi 13 avril 2006

Kaboul envoyé spécial



En Afghanistan, la guerre n'est pas finie. Dans le sud et l'est du pays, elle a même plutôt tendance à repartir de plus belle. Depuis le début de l'année, les attaques des ACM (anti-coalition militants) ont fait en moyenne plus de trois morts par jour. Sous cette appellation américaine d'ACM se cachent des talibans et des membres d'Al-Qaeda, mais aussi des trafiquants de drogue et des partisans de l'islamiste Hekmatyar. Une coalition de «méchants» que, plus de quatre ans après la chute du régime islamiste fondamentaliste des talibans, les 26 000 soldats occidentaux déployés dans le pays sont bien en peine de contenir. Qu'ils opèrent sous le drapeau de l'opération américaine Enduring Freedom ou sous celui de l'Otan, au sein de l'Isaf (International Security Assistance Force).

Sur le même sujet
4 tonnes d'opium détruites
A savoir
Le Waziristan, base arrière des talibans
Sisyphe
«Contrôle de zone». Traqués par les forces d'élite du monde entier (SAS britanniques, Special Forces américaines, COS français...), les «militants anticoalition» semblent même en train de se renforcer. «Les plus mauvais ont été tués. Mais ceux qui survivent sont de plus en plus aguerris», constate un haut gradé français.

Sur les hauteurs de Kaboul, un jeune capitaine français du 1er RCP (Régiment de chasseurs parachutistes) montre les quartiers nord de la ville : «Avec ma compagnie de 183 hommes, j'ai la responsabilité d'un secteur peuplé d'environ un million d'habitants», confie-t-il. Ses hommes ont beau multiplier les patrouilles à pied dans les rues poussiéreuses de la capitale afghane, sa connaissance du terrain reste superficielle. «Nous ne savons pas exactement combien il y a de mosquées et de madrasas [écoles coraniques] dans notre secteur, avoue-t-il. De toute façon, nous n'avons pas réussi à entrer en contact avec les responsables religieux. Et les police districts [mairies d'arrondissement, ndlr] sont toujours tenus par les barbus.» Quelques kilomètres plus au nord, dans la plaine de Shamali, les hussards du 1er RHP sont en charge du «contrôle de zone». Là, les soldats français de l'Isaf regrettent «le peu de bonne volonté à coopérer de la police afghane» et l'accueil «mitigé» dans les villages pachtouns, plus hostiles que les secteurs peuplés de Tadjiks.

«Dans la province de Kaboul, la situation est paradoxale : très calme, mais avec des risques», explique le lieutenant-colonel Jacques de Montgros, chargé des opérations au bataillon français. En langage prudent, l'état-major parle d'un «bon accueil» de la part de la population, insistant toutefois sur «la barrière culturelle et linguistique». Un officier du renseignement traduit : «Si la population a connaissance de la préparation d'un attentat contre nous, elle s'éloignera... sans forcément nous avertir !» C'est ce que constatent les militaires occidentaux dans le reste du pays, notamment dans les provinces méridionales et orientales, zones pachtounes qui étaient le fief des talibans. Entre janvier et mars, 19 soldats occidentaux, 141 membres des forces de sécurité afghanes et 129 civils y ont été tués. «C'est un théâtre d'opérations particulièrement dangereux», reconnaît le chef d'état-major des armées françaises, Henri Bentégeat, qui a effectué une visite éclair en Afghanistan la semaine dernière.

Combats violents. Dans le Sud-Est, 200 hommes du Commandement des opérations spéciales (COS) tiennent le secteur de Spin Boldak. Depuis l'été 2003, ils sont installés dans un vieux fortin à cinq kilomètres de la frontière avec le Pakistan. C'est une région aride, moins montagneuse que le nord du pays. L'opération Arès, entièrement intégrée dans le dispositif américain, est couverte par le plus grand secret. Ces forces spéciales traquent les bandes de talibans qui s'infiltrent depuis le Pakistan voisin, notamment par la vallée du Maruf. «Cela ressemble aux opérations de commandos de chasse durant la guerre d'Algérie», note un officier. Au cours des six derniers mois, ils ont perdu deux hommes au combat et échappé à un attentat-suicide, les roquettes du véhicule piégé n'ayant pas explosé ! Loïc Le Page, maître principal au commando Trepel de la Marine, n'a pas eu cette chance. Le 4 mars, il a été tué alors qu'il effectuait une reconnaissance dans le village de Salam Kalay. «Son escouade a rencontré par hasard un groupe d'une vingtaine de talibans, qui ont ouvert le feu», rapporte un officier français. Les combats ont été très violents : trois talibans ont été tués et cinq autres faits prisonniers, puis remis à la police afghane. Loïc Le Page était le fils d'un général qui a commandé les opérations spéciales. En septembre, un caporal-chef du COS avait déjà été tué par l'explosion d'un engin piégé sur la route.

Avec les attentats-suicides, plutôt commis par des islamistes étrangers, ces IED (improvised explosive devices, engins explosifs improvisés) sont la principale arme des militants anticoalition. «Il y a trois ans, on nous tirait des roquettes dessus, mais il n'y avait pas d'IED», indique le lieutenant-colonel de Montgros. Ces bombes bricolées sont déclenchées à distance, par des systèmes électroniques, comme un téléphone portable. Spécialiste du déminage, le capitaine Billy précise que ceux qui les posent sont «très réactifs, car l'expérimentation vient d'Irak», où ces armes sont couramment utilisées. Sur le terrain, l'armée française teste actuellement des systèmes de brouillage, mais c'est la première fois qu'elle est confrontée à ce type d'armes.

«Insécurité». «Le potentiel des militants anticoalition, dont le savoir-faire tactique est élaboré, reste à un niveau suffisant pour maintenir l'insécurité, contrairement à ce qui était attendu», reconnaît un officier du renseignement. «En 2005, une stabilisation progressive était annoncée. Aujourd'hui, un retour rapide à la normale est plus difficile à prévoir», ajoute-t-il. Ce regain de tension serait en partie dû aux campagnes d'éradication de la drogue, expliquent les militaires français. Privés de leurs ressources, des seigneurs de la guerre, des trafiquants ou de simples paysans rejoindraient l'opposition armée...


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Fritz.
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MessageSujet: Re: Des nouvelles d'Afghanistan.   Ven 14 Avr 2006 - 9:22

Bonjour Fritz
A quoi vouliez vous vous attendre J'avais écrit que
l'Afghanistan serait un M... peut être pire que l'Irak
L'on ne va pas récapituler toutes les bévues déjà
commises .
Le plus intéressant c'est les pièges à C.. copiés
sur ceux d'Irak ce qui revient à dire qu'il existe un
courant dans les deux sens Je ne serais pas surpris
si l'on nous annonçait que les camps de djihadistes
fonctionnent toujours Mais cette fois se serait de irakiens
qui formeraient des afghans
Enfin bonne chance à nos hommes la-bas
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