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 Le Figaro envoie en Irak un de ses reporters-commando

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AuteurMessage
Fritz
Admin


Nombre de messages : 147
Date d'inscription : 24/09/2005

MessageSujet: Le Figaro envoie en Irak un de ses reporters-commando   Mer 2 Nov 2005 - 1:20

Bonjour à tous,


Malgré les risques que la captivité de Georges Malbrunot
et de son confrère ont révélés, le Figaro reste à la hauteur
de sa réputation de rigueur en continuant à couvrir
tant que faire se peut l'actualité du conflit le plus chaud de la planète : l'Irak.

Dans l'édition du mercredi 26 octobre, Adrien Jaulmes
fait son compte-rendu après dix jours d'immersion dans
"la ville la plus dangereuse du monde" : Bagdad.

Les modalités du référendum du 15 octobre ont porté la frustration
des Arabes sunnites irakiens à leur comble : toutes les régions
arabes sunnites ont voté contré une constitution
trop fédéraliste à leur goût, mais celle-ci a été néanmoins adoptée.
En effet, les modalités du scrutin précisaient qu'un "Non"
à la majorité des deux tiers dans au moins trois provinces
serait bloquant.

Or, si le "Non" l'a emporté dans l'ensemble des régions arabes sunnites,
il ne l'a emporté aux deux tiers que dans deux provinces :
el-Anba et Saladin. Dans les deux autres provinces sunnites,
le "Non" l'a emporté, mais pas aux deux tiers.

Résultat : la constitution est adoptée, contre le vote sunnite.
Une constitution qui, selon le Figaro, "autorise les provinces irakiennes
à se regrouper en blocs pour former des gouvernements régionaux
dotés de leurs propres forces de sécurité"
- autant dire des états indépendants.

Résultat du résultat : les sunnites, qui voient arriver gros comme un camion
un partage "fédéraliste" des ressources se font entendre.

Morceaux choisis (texte Adrien Jaulmes)

" A Bagdad, tous les automobilistes se méfient des convois
[de mercenaires] dont les occupants effrayés ont tendance à
ouvrir le feu à la moindre occasion [...] Il faut aussi éviter de se
retrouver trop près d'une patrouille américaine ou d'un cortège
officiel des nouvelles autorités irakiennes, qui circulent eux aussi
toutes armes braquées. [...]

N'importe quel véhicule apparemment inoffensif peut être une voiture suicide,
bourrée d'obus d'artillerie et de carburant, qui se mêle
à la circulation, à la recherche d'un cible [...]

Les insurgés sunnites opèrent en plein jour dans le centre
de la capitale irakienne, devenue la ville la plus dangereuse du monde. [...]

Les quartiers ouest de Bagdad sont presque entièrement contrôlés par
la guérilla sunnite [...]

De part et d'autre de la route de l'aéroport, la police irakienne est attaquée
dès qu'elle pénètre dans ces zones. L'insurrection se déplace
librement en ville, et lance ses opérations en plein jour [...]

Au bout du pont de la République s'élèvent les hautes plaques
de béton de la "zone verte", la seule portion du territoire irakien
réellement contrôlée par les Américains. [...] Le reste de l'Irak
est une zone rouge" parfois surnommée "territoire apache"
par les G.I. [...]

Les nouveaux dirigeants de l'Irak n'en sortent qu'avec une lourde escorte,
qui ne suffit pas à éviter les attaques. "Je suis tombé dans deux embuscades
la semaine dernière", explique Bakthiar Amine, l'ancien ministre
des Droits de l'Homme du gouvernement de transition.
"A l'entrée de la zone verte, le véhicule qui se trouvait juste
devant le mien a été touché par une roquette de RPG.
La seconde fois, mon convoi est tombé dans une embuscade
sur la route de l'aéroport. Mes gardes ont ouvert le feu,
nous avons accéléré, et on s'en est sortis."

[Un universitaire irakien, Ader el-Kayer, témoigne] :
"J'ai failli être enlevé par des inconnus en allant acheter des piles,
en plein dans la foule, au milieu de la journée dans le quartier
commerçant de Karada." [qui conclut] :
"Nous vivons dans une liberté sauvage et anarchique,
sans lois ni règlements. Personne n'est en sécurité." [...]

Les efforts des Américains pour rattraper la monumentale erreur
qu'a été la dissolution de l'armée et de la police au lendemain de la chute
de Saddam Hussein, en équipant et en entraînant de nouvelles
forces de sécurité, n'ont pas encore donné de résultats probants.
"La Garde nationale irakienne et la police n'ont aucune valeur",
dit le colonel Sabah, ancien officier de l'armée de Saddam,
mis à la retraite par le décret de Paul Bremer.
"Ils n'ont pas d'armes, pas de discipline, pas d'esprit combatif",
dit cet officier vétéran de la guerre contre l'Iran
et de deux guerres contres les Américains.
"Le jour où les Américains ne seront plus là,
ils seront balayés en quelques jours". Le colonel est aussi
critique vis-à-vis de la police.
"Ce sont les pires. La plupart sont des membres des milices chiites Badr
ou des anciens délinquants. Ils ne sont dans la police que pour l'argent
et s'enfuient dès que les tirs commencent.
Quant aux unités de la police spéciale, ce sont des escadrons de la mort.
J'ai peur que la situation en Irak ne soit hors de contrôle."


Fin de citation (pbs de présentation dûs au forum
texte d'Adrien Jaulmes).




Fritz.
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